Les méthodes ancestrales de fabrication de tapis encore utilisées de nos jours

Les techniques ancestrales de fabrication de tapis ont traversé le temps et sont parvenu jusqu’à nous. Elles ont été transmises de génération en génération et le secret des tapis faits main a bien été gardé. Ce savoir millénaire est très recherché. Il n’est donc pas étonnant que quelques fabricants de tapis traditionnels préfèrent tout miser sur le tissage manuel du tapis.

Les différentes méthodes de fabrications de tapis qui perdurent

3 principales techniques de fabrication de tapis sont encore très utilisées de nos jours :

Le tapis tissé main

Le tissage à la main était une méthode de fabrication utilisée pour les tapis en fibres végétales comme le jonc de mer ou le sisal. Aujourd’hui, ces matériaux ont été remplacés par la laine de mouton, mais les gestes techniques sont restés les mêmes.

Les fils de chaînes sont tendus grâce à deux pieux liés aux extrémités de barres plantés dans le sol. Les fils de trame seront insérés dans le sens de la largeur de façon à ce qu’ils soient perpendiculaires aux fils de chaînes. Les dessins du tapis sont obtenus grâce aux passages successifs des fils trames au-dessus ou en dessous des fils de chaînes. Après chaque passage, un bâton vient tasser les fils de laine tissés pour obtenir un tapis solide.

Cette méthode de fabrication de tapis permet d’obtenir un produit de grande qualité. On l’utilise surtout pour réaliser les « kilims » ou encore les tapis « patchworks ». C’est une technique facile pour réaliser des motifs complexes comme les arabesques, les courbes ou les motifs floraux.

Le tapis noué main

Cette méthode est longue et donc plus coûteuse que la tissée main. En effet, les dessins du tapis sont fabriqués en réalisant des nœuds à la main, un par un. Un tapis de grande qualité peut avoir jusqu’à 250 000 nœuds au m².

C’est sans doute la technique de tissage manuel de tapis qui a été la mieux conservée depuis des siècles. Les femmes des tribus nomades d’Iran qui l’utilisent refont exactement les mêmes gestes que leurs ancêtres, il y a 3500 ans. Comme les tapis noués main étaient destinés à la construction de tentes pour s’abriter du froid de l’hiver, ils étaient souvent faits avec des matières nobles comme le cuir ou la soie.

La technique consiste à dessiner le motif qui était ensuite transposé sur un support en papier. Les nœuds coulants étaient réalisés entre les fils de trame et les fils de chaîne. Il existe plusieurs types de nœuds que l’on peut utiliser. Le tapis persan par exemple utilise soit le turkbâf en Turquie et dans le Caucase, soit le farsbâf en Iran.

Ce qui distingue le tapis noué main, c’est sa finition. Les nœuds sont égalisés (rasés ou coupés). Leurs longueurs dépendent du type de tapis que l’on souhaite faire. Ce sont des brins de laine dépassant du tapis qui forment le « velours » du tapis. Celui-ci doit être soyeux et doux.

Pour renforcer les tapis persans qui sont réputés pour leur durabilité, les artisans installent toujours une lisière en bas de tapis avec plusieurs fils de trame avant de commencer le nouage. D’autres lisières sont rajoutées sur les 4 côtés pour réunir la trame avec le support après le nouage. Cette technique était déjà utilisée dans les centres traditionnels de production de tapis d’Iran : Tarbiz, Kashan, Herat et Kerman.

De nos jours, les techniques de nettoyage traditionnel de tapis sont encore utilisées par certains restaurateurs de tapis. Le tapis d’Orient tissé main est donc nettoyé à la main puis séché à l’air libre pour retrouver un aspect brillant et les couleurs vives des poils.

Dans les tribus nomades qui ont vu naître cette méthode, il y a 3500 ans environ, les tapis étaient fabriqués sur des métiers verticaux. Dans les manufactures de cette région, les femmes produisent des tapis en grosse quantité ainsi que des tapis de très grande dimension.

Le tapis tufté à la main

Le tuftage de tapis est un procédé de fabrication de tapis artisanal. Elle consiste à tisser la laine sur un support textile, sur lequel le motif désiré a été préalablement dessiné. Cette technique fait cependant partie des grands classiques puisqu’elle exige toujours la même dextérité manuelle de la part des tisserands.

Le tufté utilise un métier horizontal qui permet de tendre le support. Ce métier ne se rencontre plus aujourd’hui que dans les zones de production originelles de tapis et leurs produits valent souvent plusieurs milliers d’euros. Les tapis tuftés demandent en effet, plus de temps lorsqu’on les réalise à la main sur des métiers anciens.

Cette méthode de tissage du tapis tufté est un savoir-faire originaire d’Inde et de Chine. D’ailleurs la laine utilisée pouvait être une laine de soie, une laine de bambou ou encore de la viscose. L’artisan introduit un à un les brins de laine dans le tissu à l’aide d’un « pistolet ». Il s’agit d’un outil spécialement étudié pour obtenir un piquage d’une extrême précision.

Les artisans étaient capables de confectionner des produits de qualité avec un très grand choix de motifs, très précis et multicolores. Cette technique du tufté facilite donc le processus de création et offre une grande liberté de confection. Formes, couleurs, dessins, relief, tout est permis et tout est envisageable avec un rendu exceptionnel.

Côté finition, le tapis tufté main recevait un canevas en coton cousu en doublure à l’arrière du tapis autrefois. Aujourd’hui, la matière en coton est remplacée par une couche de silicone pour garantir une excellente tenue de la mèche.

Aujourd’hui, le tapis tufté fait main est un accessoire moelleux et d’un confort absolu qui est devenu une véritable référence dans le monde de la décoration et du tapis design.

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